У Брусэлі прайшоў пікет, прысьвечаны праблемам Беларусі

Пікетоўцы выйшлі да будынку Эўракамісіі з плякатамі і бел-чырвона-белымі сьцягамі.

Кіраўнік Беларуска-эўрапейскага задзіночаньня Зьміцер Піменаў расказаў, што ўдзельнікі пікету пратэставалі супраць сьмяротнай кары для Ўладзіслава Кавалёва і Дзьмітрыя Канавалава, асуджаных за тэракт у менскім мэтро. Таксама яны зьвярталі ўвагу мінакоў на тое, што ў віцебскім СІЗА трымае галадоўку пратэсту Сяргей Каваленка. Пікетоўцы выказвалі пратэст і супраць зьнікненьня людзей у Беларусі, і супраць наяўнасьці ў краіне палітзьняволеных.

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Піменаў: «Мы раздавалі мінакам апошні нумар бюлетэню, які выдае БЭЗ. А яны, у сваю чаргу, распытвалі нас, палітэмігрантаў зь Беларусі, пра тое, што робіцца ў нас на Радзіме. Да прыкладу, няшмат хто ў Брусэлі ведае пра тэракт 11 красавіка ў менскім мэтро. Але амаль кожны зьдзіўляецца, што ў Беларусі не адмянілі сьмяротнае пакараньне, і гэтым усе абураныя».

Радыё "Свабода"

Treason or defeat of the European policy in relation to Belarus?

Since the very beginning of the existence of the dictatorial regime in Belarus, the European political institutions carried out an imitation of struggle against the authoritarian regime established by the Kremlin mafia, drawing in vain from the budget of the European countries. The more one released uncontrollable means for the so-called support of the civil society, the more the authority of the different NGO’s decreased among the Belarussian population and the more human rights were being violated. The officials of the European structures, who had to control and analyse the spent subsidies, undertook this important task without any sense of responsibility, possibly led by personal interests. Their nonchalance in the execution of these obligations made that the financial aid intended for the development of the civil society in Belarus fell into the hands of dishonest activists who were possibly under the control and pressure of the special services of the anti-Belarusian regime.

Because European politicians disregarded the question of the defence of the national and historic interests of Belarus, the junta in power prohibited the use of Belarusian historical national symbols and made of this a penal crime. For having raised the Belarusian national flag, the Belarusian hero Sergeï Kovalenko was deprived of his freedom. In sign of protest against his illegitimate arrest and his detention, he started a hunger strike and in order to show its solidarity with the political prisoner Sergeï Kovalenko, the pseudo-liberal government of the Kingdom of Belgium ordered to arrest the Belarusian political refugee in Belgium Zmicier Pimenau. This makes us believe that the dictatorship of liberalism, pragmatism and ignorance of the human rights threatens the countries of the European Union. The tendencies and the dynamics of pseudo-liberal policy as well as the pragmatic approach in the struggle against dictatorships are more and more characterized by bloody spots on the world political map.

The Belarusian political refugees watch with great vigilance how these institutions, responsible for building up democratic regimes in the European countries, approach without any competence or professionalism the execution of their mission. An obvious fact is that some European politicians started to invite Belarusian activists to take part in a so-called electoral campaign named «Parliamentary elections ». They probably forgot that the participants in the preceding «elections» haven’t still been released from prison.

What is hidden behind these calls? An absence of political professionalism which is probably based on information received from the pseudo-democratic Belarusian structures or on the participation in corruption schemes allowing to spend without control financial means of the European budget, whitewashing these via various pseudo-funds so-called for the struggle against the dictatorial regime.

How can one support the mass media in a country occupied by a mafia regime? These are indeed under the control and pressure of the special services, without having the possibility to communicate the truth to society. How can one aid the Belarusian human rights organisations and in parallel contribute to the arrest of Belarusian human rights defenders? A vivid confirmation of this is the arrest and deprivation of freedom of the human rights defender Bialacki Ales.

Under the conditions of economic crisis, European politicians propose again sanctions against the regime in Belarus. They also propose to lengthen the lists of Belarusian officials to whom the entry to the territory of the European Union is forbidden, without controlling whether these sanctions are effective. An example is the leisure trip of dictator Lukashenko to Austria or the business trip of the minister of internal affairs A. Koulechov to France through Interpol 2 weeks ago. Europeans discuss with criminals how to struggle against the mafia or how to teach them how to seek political activists?!
The Belarusian political refugees have the hope that the new leaders of the European Parliament will wish to create effective levers of pressure on the dictatorship and will not fear the Kremlin mafia.

How many means will European officials spend or whitewash for an imitation of struggle against the dictatorship?

For the democratisation of Belarus, European politicians must first awake their conscience and sincerely want the changes!

Trahison ou bien défaite de la politique européenne par rapport au Bélarus?

Depuis le tout début de l’existence du régime dictatorial au Bélarus, les institutions politiques européennes ont mené une imitation de lutte contre le régime autoritaire établi par la maffia du Kremlin, puisant ainsi en vain dans le budget des pays européens. Au plus on dégageait des moyens incontrôlables pour le soi-disant soutien de la société civile, au plus l’autorité des différentes ONG diminuait parmi la population bélarusse et au plus les droits de l’homme étaient bafoués. Les fonctionnaires des structures européennes qui devaient effectuer le contrôle et l’analyse des subsides dépensés, ont entrepris cette tâche importante sans aucun sens des responsabilités, ayant peut-être des intérêts personnels. Leur nonchalance dans l’exécution de ces obligations a eu pour conséquence que l’aide financière destinée au développement de la société civile au Bélarus est tombée aux mains d’activistes malhonnêtes qui étaient peut-être sous le contrôle et la pression des services spéciaux du régime anti-bélarusse.

A cause de la méconnaissance par les politiciens européens de la question de la défense des intérêts nationaux et historiques du Bélarus, la junte au pouvoir a interdit l’utilisation des symboles nationaux historiques bélarusses, assimilant cette utilisation à des crimes pénaux. Pour avoir arboré le drapeau national bélarusse, le héros biélorusse Siarhei Kavalenka a été privé de sa liberté. En signe de protestation contre son arrestation illégitime et sa détention, il a entamé une grève de la faim. Le gouvernement pseudo libéral du royaume de Belgique a donné l’ordre d’arrêter le réfugié politique bélarusse en Belgique Dzmitry Pimenau pour son action de solidarité avec le prisonnier politique Siarhei Kavalenka à Bruxelles. Ceci nous porte à croire que la dictature du libéralisme, du pragmatisme et de la méconnaissance des droits de l’homme menace les pays de l’Union européenne. Les tendances et la dynamique de politique pseudo-libérale ainsi que l’approche pragmatique dans la lutte contre les dictatures sont de plus en plus caractérisées par des taches sanglantes sur la carte politique mondiale.

Les réfugiés politiques bélarusses observent avec une vigilance toute particulière comment ces institutions responsables d’édifier un régime démocratique dans les pays européens, abordent sans aucune compétence ni professionnalisme l’exécution de leur mission. Un fait flagrant est que certains politiciens européens ont commencé à appeler les activistes bélarusses à participer à une soi-disant campagne électorale nommée «Elections parlementaires». Ils ont sans doute oublié que les participants aux précédentes «élections» n’ont toujours pas été libérés de prison.

Que cachent ces appels? Une absence de professionnalisme politique qui est probablement basée sur des informations reçues des structures bélarusses pseudo démocratiques ou sur la participation à des schémas de corruption permettant de dépenser sans contrôle les moyens financiers du budget européen, les blanchissant par l’intermédiaire de différents pseudo-fonds soi-disant pour la lutte contre le régime dictatorial.

Combien les fonctionnaires européens dépenseront-ils ou blanchiront-ils encore de moyens pour une imitation de lutte contre la dictature? Comment peut-on soutenir les mass-médias dans un pays occupé par un régime maffieux? En effet, ceux-ci se trouvent sous le contrôle et la pression des services spéciaux, n’ayant pas la possibilité de communiquer la vérité à la société. Comment peut-on porter assistance aux organisations bélarusses de défense des droits de l’homme et parallèlement contribuer à l’arrestation de défenseurs des droits de l’homme bélarusses? Une confirmation manifeste de ceci est l’arrestation et la privation de liberté du défenseur des droits de l’homme Bialatski Ales.

Dans les conditions de crise économique, les politiciens européens proposent à nouveau des sanctions contre le régime au Bélarus. Ils proposent également d’allonger les listes de fonctionnaires bélarusses à qui l’entrée sur le territoire de l’Union européenne est interdite, sans contrôler si ces sanctions sont effectives. On peut citer en exemple le repos du dictateur Loukachenko en Autriche ou le voyage de travail du ministre des affaires intérieures du Bélarus Anatol Kulyashou en France par la voie d’Interpol la semaine dernière. Les Européens discutent avec des criminels comment lutter contre la maffia ou bien leur apprennent comment rechercher les activistes politiques?!

Pour la démocratisation du Bélarus, les politiciens européens doivent en premier lieu réveiller leur conscience et sincèrement vouloir les changements!

Les réfugiés politiques bélarusses ont l’espoir que les nouveaux dirigeants du Parlement Européen et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe souhaiteront créer des leviers efficaces de pression sur la dictature au Bélarus et ne craindront pas la maffia du Kremlin!