Пікет насупраць будынку нямецкай амбасады у Брусэлі

21 верасьня актывістамі Беларуска-Эўрапейскага Задзіночаньня быў зладжаны інфармацыйны пікет ля будынку нямецкай амбасады ў сталіцы Эўразьвязу. Падчас пікету быў распаўсюджаны чарговы нумар інфармацыйнага бюлетэня на ангельскай і французкай мовах, у якім выказваўся пратэст супраць супрацоўніцтва нямецкага міністэрства унутраных справаў з беларускім.

Бюлетэнь выклікаў вялікую цікаўнасьць у супрацоўнікаў нямецкай амбасады. Удзельнікі пікету з спачуваньнем назіралі за абуральнай рэакцыяй чытальнікаў бюлетэня, бо добра разумелі, што шэраговыя грамадзяне Нямеччаны сталі закладнікамі вуглевадароднага лоббі і крамлёўскіх інтрыг.

Удзельнікі акцыі сваім пікетам хацелі данесьці галоўны пасыл, што “ толькі чэснай і прынцыповай пасьлядоўнасьцю можна перамагчы рэжымы зла і брутальнасьці”.

Беларускія палітычныя ўцекачы маюць вялікаю надзею, што гэты пікет стане добрым крокам да дэмакратызацыі беларускага грамадства.

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Betrayal of the Belarusian people!

Belarusian political activists who were forced to seek asylum in European countries, notice with anxiety and concern a decline in the democracy level in the countries which should be a model of democracy and respect of human rights.

In most European countries and America governments have more than once noted in international resolutions that the regime in Belarus isn’t a democratic one. Each month facts of human rights violations have been established, resulting in dozens of Belarusian social activists deprived of their freedom. Human rights organizations have recognized them to be prisoners of conscience. Aiming to change the anti-democratic regime the EU and the U.S. imposed political and economic sanctions against the main perpetrators and sponsors of the repression of this criminal regime. But ...

In 2011, as a result of gross negligence or economic interests, the government of some of the EU countries has issued information on the bank accounts of Ales Bialiatski to the criminal regime. The head of a human rights organization working in Belarus banned by the criminal regime of the Kremlin puppet, was imprisoned and sentenced to a long prison term. In European countries such sentences are only given to bloodthirsty criminals.

In the late summer of 2012 Belarusians learned that the German government bypassed the sanctions in assisting the punitive organs of the dictatorial regime in Belarus. In Germany democratic politicians and journalists carried out an investigation and concluded that the German government had been concealing the cooperation with the criminal regime from the Parliament for years. As a result of this cooperation, criminals in police uniform were allocated hundreds of thousands of euros from the European taxpayers' pocket. Using the money of EU citizens, the training of uniformed special forces who are systematically used to beat up pro-democracy activists has been organised in Belarus.

The Belarusian political refugees are wondering: what prompted the German government to cooperate with the Kremlin's puppet regime?

Maybe the historical friendship of Kremlin and German criminals, such as those who signed the Molotov-Ribbentrop Pact on August 23rd, 1939?

Or joint economic projects involving current and former employees of the special services and diplomacy? The Belarusian political activists remember well the activities of the former officer of the German intelligence agency, diplomat, who together with the KGB, has been working to split the opposition parties in Belarus.

Or the financial support to dictator Lukashenko is being given for his undisguised admiration for the Führer? ....

In light of the last collaboration facts between the German government and the occupation regime in Belarus, it becomes clear why repression against Belarusian political activists is being enhanced, why opposition media are being pursued even more diligently. It goes as far as Belarusian political refugees being illegally arrested in European democratic countries. As a result of the recent "preventive detention" of a Belarusian political activist, a security official in Germany illegally seized personal property of a detainee, what he possibly learned from his Belarusian colleagues.

The Belarusian political refugees express their protest and demand from the democratic politicians in Germany and Europe to investigate thoroughly the cooperation of the German government with the punitive organs of the dictatorial regime in Belarus and to punish officials responsible of violating the established international resolutions.

It is only with honesty and consistency in our principles that we will defeat evil and aggressive regimes!

Le peuple biélorusse trahi!

Les activistes politiques biélorusses qui ont été contraints de demander l’asile en Europe, remarquent avec angoisse et préoccupation une diminution du niveau de démocratie dans ces pays qui devraient pourtant servir d’étalon du niveau de démocratie et de respect des droits de l’homme.

Les gouvernements de la majorité des pays européens et des USA ont à plusieurs reprises fait noter dans les résolutions internationales qu’un régime non démocratique est établi en Biélorussie. Chaque mois, on y constate des violations des droits de l’homme résultant en une privation de liberté pour des dizaines d’activistes biélorusses. Les organisations de défense des droits de l’homme les reconnaissent comme prisonniers de conscience. Espérant modifier le régime anti-démocratique, l’Union européenne et les USA ont introduit des sanctions politiques et économiques contre les principaux acteurs de la répression et les sponsors du régime criminel. Mais...

En 2011, par négligence criminelle ou pour défendre leurs intérêts économiques, les dirigeants de quelques pays de l’Union européenne ont remis au régime criminel des informations sur les comptes bancaires d’Ales Bialiatski. Ce dirigeant d’une organisation de défense des droits de l’homme dont l’activité est interdite en Biélorussie par le régime criminel de la marionnette du Kremlin, a été privé de liberté et condamné à une longue peine de prison. Dans les pays européens, ce sont les criminels sanguinaires qui encourent de telles peines.

À la fin de l’été 2012, les Biélorusses ont appris qu’en dépit des sanctions, le gouvernement allemand portait assistance aux organes punitifs du régime dictatorial en Biélorussie. Des journalistes et politiciens démocratiques allemands ont mené une enquête et en ont conclu que le gouvernement allemand avait pendant des années dissimulé au parlement la collaboration avec le régime criminel. Suite à cette collaboration, on a distribué à des criminels en uniforme policier des centaines de milliers d’euros sortis de la poche des contribuables européens. Avec l’argent des citoyens de l’Union européenne, on a organisé la préparation des forces spéciales qui sont systématiquement utilisées pour rouer de coups les activistes démocratiques en Biélorussie.

Les réfugiés politiques biélorusses posent la question suivante: par quoi le gouvernement allemand a-t-il été motivé pour collaborer avec le régime de la marionnette du Kremlin?

Peut-être par l’amitié historique des criminels allemands avec ceux du Kremlin, dans le genre de ceux qui avaient signé le pacte Molotov-Ribbentrop le 23 août 1939?

Ou bien par les projets économiques communs auxquels participent les collaborateurs passés et présents des services spéciaux et de la diplomatie? Les activistes politiques biélorusses se souviennent bien de l’activité d’un certain officier des services spéciaux allemands, un diplomate qui, conjointement avec le KGB, a œuvré à diviser les partis d’opposition en Biélorussie.

Et peut-être que le dictateur Loukachenko se voit attribuer un soutien financier pour son admiration non dissimulée pour le Führer?....

Au vu des derniers faits de collaboration du gouvernement allemand avec le régime d’occupation en Biélorussie, il devient clair pourquoi la répression contre les activistes politiques augmente, pourquoi les mass-médias de l’opposition sont persécutés avec de plus en plus d’intensité. Cela va si loin que l’on arrête illégalement des réfugiés politiques biélorusses dans les pays démocratiques européens. Suite à la récente “arrestation préventive” d’un activiste politique biélorusse, un collaborateur d’un service des forces allemandes s’est illégalement approprié les biens privés de la personne arrêtée, procédé qu’il avait probablement assimilé auprès de ses collègues biélorusses.

Les réfugiés politiques biélorusses expriment leur protestation et exigent des politiciens démocratiques allemands et européens d’investiguer jusqu’au bout la collaboration du gouvernement allemand avec les organes punitifs du régime dictatorial en Biélorussie et de punir les fonctionnaires responsables des violations des résolutions internationales.

C’est seulement par l’honnêteté et l’application conséquente de nos principes que nous vaincrons les régimes du mal et de l’agression!